Ce n'est qu'une modeste vidéo enregistrée à l'aide de mon téléphone
portable, mais tout y est, ou presque. Le reste des souvenirs comble ce
que l'image ne restitue pas.
Il y a de la moiteur dans l'air, un
orage en embuscade. D'ailleurs, le cuir des vaches dégage ce parfum qui
sature le vaste pré. Agacées par les taons qu'elles fouettent d'un vif
coup de queue, les gasconnes font tinter les sonnailles dans une mélopée
immuable.
Sur la terrasse de l'auberge, c'est sous un parasol que
je déjeunerai, les lunettes de soleil remontées dans les cheveux, la
vue perdue au loin dans la vallée ou le regard caressant les cimes. Je
me retrouve avec moi-même comme si le temps ne m'avait rien volé.
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